Comment
initier un projet collaboratif ?

Groupe Retour
aux outils

Clarifier ses sources de motivations, interroger ses doutes et freins au changement, travailler sa posture pour se mobiliser et agir en équipe avec ses futurs voisins dans un climat de confiance, prendre soin à la fois du projet et des personnes... Il est d’abord important de se poser les bonnes questions pour générer de l’envie et se lancer!

Le lancement de l’initiative du projet

A l’origine d’un groupe se trouve le regroupement de quelques personnes ou familles ayant l’envie de mener un projet d’habitat collectif et participatif. Ce groupe peut se constituer...

  • Autour d’un projet ou immeuble existant et disponible
  • Autour d’un projet imaginé par l’un des membres, un opérateur professionnel, etc

Les associations dédiées à la promotion de l’habitat participatif peuvent jouer un rôle important en organisant des réunions publiques pour créer des rencontres ou en diffusant des annonces de groupes en cours de constitution.

L’importance du dialogue
pour développer la coopération

Beaucoup considèrent ne pas avoir de problème à communiquer. C’est probablement vrai quand nous n’attendons rien d’autre que d’informer celles et ceux avec qui nous communiquons. Quand nous attendons en retour une coopération concrète, cela peut devenir plus délicat.

Il faut acquérir une posture qui invite à coopérer. Chercher à persuader une personne uniquement sur le registre de la rationalité ne sera pas la stratégie la plus efficace sur le long terme. Il peut être opportun de rompre avec des réponses toutes faites et de chercher à être dans la compréhension de la situation de l’autre, en pratiquant l’écoute et l’empathie.

Plus concrètement, pour avancer vraiment dans le dialogue et la coopération, une première étape serait de faire s’exprimer les personnes sur leurs enjeux (intérêts, craintes, croyances négatives). La deuxième étape serait de les accompagner dans la recherche de solutions en formalisant les besoins et la manière de les satisfaire en étant au service du projet.

Créer un climat
de confiance et de coopération

La première chose pour donner l’envie de faire perdurer un groupe est de créer les conditions pour des échanges sains, en apportant un cadre propice au dialogue.

  • Respect de la confidentialité des échanges internes au groupe
  • Priorité à la reformulation : si je veux réagir à ce qui vient d’être dit, je m’assure de l’avoir bien compris en le reformulant avant de répondre
  • Parler en utilisant “je”, de ses impressions propres : éviter les généralités et bannir les expressions qui commencent par “tu fais”, “tout le monde a envie de”, “les gens sont”.
  • Suspendre ses jugements : quand une personne a raison, l’autre n’a pas forcément tort, il existe une multitude de points de vue et cette diversité est une richesse pour le groupe.

Assurer l’appropriation de ces règles pour tous et toutes est capital.
Il y a donc un enjeu à ce que le collectif prenne très rapidement un
temps pour travailler sur les règles qu’il souhaite se donner dans son
fonctionnement habituel.

L'essentiel à retenir

  • La participation ne se décrète pas, il est important de vérifier que la manière d’impliquer les personnes dans le groupe ne soit pas vécue comme une contrainte mais comme une invitation.
  • “Seul, on va plus vite. Á plusieurs, on va plus loin.” La gestion de l’urgence ne sera pas aisément compatible avec un fonctionnement participatif.
  • La communication non violente est une démarche qui permet d’améliorer la relation à soi et avec les autres. En mettant en lumière les faits et les enjeux de chacun, elle ouvre la voie vers la coopération et la résolution précoce des conflits.